Les leçons de Tommy

Tommy c’est le guide qui nous a accompagnés lors de notre « croisière » dans la magnifique baie de Halong. Il nous a beaucoup entretenus sur son pays, et je trouvais intéressant de vous partager le tout 🙂

École:

L’école n’est pas obligatoire et pas n’est gratuite au Vietnam. Ainsi, ce sont les parents qui décident si l’enfant fréquentera l’école ou pas.

Un exemple concret. La baie d’Halong compte 30 000 pêcheurs qui vivent littéralement sur l’eau en tout temps. Ici les enfants ne vont pas à l’école. Cela les confine donc à la pêche de génération en génération.

Dès le secondaire, les cours sont dispensés une demi-journée 6 jours par semaine. Les profs sont peu cher payés, alors ils offrent des cours supplémentaires à « gros » prix qu’ils contraignent les élèves de suivre, sous la menace de les faire échouer. Du coup, la profession a pris de la valeur, et certains s’improvisent prof et obtiennent illégalement un permis d’enseignement.

Conduite :

Le permis de conduire est obligatoire, d’ailleurs il faut passer des tests pour l’obtenir, mais il est plus facile de payer quelqu’un pour en obtenir un faux. Ça explique beaucoup de chose!

La croissance :

La croissance économique ainsi que les changements dans le mode de vie au Vietnam se fait très vite. Et pour beaucoup de gens, elle est difficile à suivre. Ainsi, il y a des écarts marqués entre les générations.   

Tourisme :

Dans la baie d’Halong tous les bateaux sont maintenant peint en blanc, parce que le gouvernement a vu qu’il en était ainsi en Amérique. Conséquemment, il pense que c’est ce que recherchent les occidentaux.

Toujours dans la baie d’Halong, les pêcheurs y font traditionnellement l’élevage de poissons, toutefois ils ont découvert depuis quelques années qu’il était plus rentable de louer des kayaks aux touristes!

Au nord, les paysages qu’offrent les terrasses de riz, attirent tellement les touristes que les minorités qui y vivent délaissent leurs traditions, comme les pêcheurs ils préfèrent vendre quelques choses aux touristes.

Nourriture:

De multiples guerres ont marquées l’histoire récente du Vietnam. Celles-ci ont souvent généré beaucoup de famine, créant un rapport différent face à la nourriture. Ici, on mange toutes les parties de la viandes par exemple. Aussi, en cas de désespoir il a été commun de voir les gens manger du chat ou du chien. Les gens n’ont pas de rapport affectif avec les animaux. Les chiens servent de gardes et les chats chassent les souris et les rats. Aujourd’hui il n’est pas commun de manger ces animaux puisqu’il sont utiles dans le quotidien. Ceux qui le font, le font par superstition, de vieilles croyances chinoises ayant propagées l’idée que ceux-ci éloignaient la malchance si on les mangeait
Je vous laisse quelques photos de la baie de Halong, elles ne font pas justice au paysage mais vous donne une bonne idée!

Voyager avec bébé…

Cela fait déjà 1 mois qu’on bourlingue en Asie. Alors, c’est comment voyager avec bébé ?
Je suis partie sans grandes attentes, seulement celles d’explorer un autre coin du monde et de passer du temps en famille. Vous pouvez vous imaginer que je suis bien servie.

Ce n’est pas pour tout le monde ! Mais, on n’est pas extraordinaire pour autant.

Les journées avec bébé sont un peu comme celles passées à la maison. Les petites crises de pleurs, l’éternel combat de Léa contre le sommeil, les gencives qui font mals et les gaz qui ne passent pas ! Mais aussi, les sourires à profusion, les gazouillis qui tranchent avec le silence de nos compagnons au déjeuné, des nouvelles prouesses et beaucoup beaucoup de baves et de …. vous comprenez!

C’est aussi très différent de la maison. On n’a pas nos dix accessoires pour la divertir ou la déposer. On est confiné à une pièce lorsqu’on est à l’hôtel. On apprend à manger de la main gauche, on se demande plus souvent où il sera possible d’allaiter. On accepte qu’il n’y ait pas de siège d’auto.

Chaque jour est une petite gymnastique à laquelle on se fait tranquillement. Après 5 vols, on est maintenant les pros des aéroports. Changer une couche pleine de caca sur le dessus de la valise dans la ligne d’attente du comptoir d’enregistrement, pas de trouble, on vous fait cela en un tour de main, ni vu ni connu!

Voyager avec bébé c’est aussi faire le « deuil » de tes années de backpacking. On est passé au « slow travelling ». On reste longtemps dans chaque ville, on sort tôt le matin et on se couche tôt! On reste beaucoup dans la chambre d’hotel pour manger ou permettre à Léa de faire des siestes confortablement. Ça veut aussi dire faire une croix sur certaines activités (surtout pour moi qui ne peut s’absenter plus de 2h30… des fois ça c’est tof!) ou destinations. Mais, on se donne le temps de vivre. Disons que les besoins de Léa priment sur tout, mais c’est pareil à la maison !

Par ailleurs, l’Asie ajoute le challenge de la chaleur et du soleil, non seulement pour protéger bébé, mais aussi pour papa qui porte quelques livres à plus de 30 degrés. 

De plus, le Vietnam n’a pas les commodités qu’on connaît, aucune table à langer dans les toilettes et encore moins de salle d’allaitement comme au Japon. Impossible aussi d’avoir une poussette! Les trottoirs sont utilisés pour tout, marcher étant sa dernière utilité il semble, et traverser la rue est une péripétie en soi, imaginez en poussant quelque chose! Mais on nous offre souvent de prendre Léa lorsqu’on mange, et les enfants sont plus que bienvenue partout, les vietnamiens les adorent!

Chaque jour est donc une belle aventure à la fois pour nous qui découvrons une culture, un peuple et un pays magnifique et pour Léa qui ne manque pas de développer ses sens avec toutes ses odeurs et ces beaux visages qui lui font des sourires et qui s’agitent devant elle. Sans parler de tous ces sons de motos, de vagues, de klaxons et de coqs qui façonnent maintenant notre quotidien.

Nous sommes à Hanoi et revenons d’une magnifique croisière dans la baie de Halong, je vous parle de tout cela sous peu.
 

How many months…?

Depuis qu’on est au Vietnam, c’est la phrase qu’on entend 15 fois par jour (et je n’exagère pas!) au sujet de Léa. Il y a même des gens qui nous poursuivent dans la rue pour nous poser la question!

Léa est une vedette ici. Est-ce parce qu’elle est blanche ? (oui… ma fille n’a rien de ma pigmentation) ou joufflue ? C’est la couturière à Hoi an qui m’a finalement expliqué qu’au Vietnam les mamans et leur bébé restent allités le 1er mois et à l’intérieur de la maison les deux mois qui suivent. Ainsi, il est rare de voir des bébés si jeunes se promener. En plus, Léa aime juste la position de face dans le porte-bébé, donc c’est encore plus drôle pour eux! J’ai demandé à She pourquoi il en était ainsi, elle me dit que c’est par simple tradition. Parce qu’elles sont bien conscientes qu’il n’y a pas de mal à sortir bébé.

Ce qui est génial dans toute cette commotion autour de Léa, c’est que ça nous permet de converser avec les gens. Justement, autour du sujet de bébé, la jeune proprio de notre super hotel, m’explique qu’elle n’a pas hâte à cette période où elle devra rester enfermée, mais la pression est forte pour le faire. Aussi, j’apprends que les vietnamiennes ont 6 mois de congé de maternité et ensuite c’est une des deux grand-mamans qui s’occupe de l’enfant… en expliquant cela à ma mère , elle me fait remarquer que ce n’est pas si différent des haïtiennes tout cela.

Aussi, toutes les femmes me font remarquer que j’ai un bon « mari », elle sont toutes émerveillées de la façon dont Nico prend soin de sa fille! Hihi

Ma référence à une couturière vous a intrigué? En fait nous sommes depuis une semaine à Hoi an, la mecque des vêtements sur mesure. Il y a littéralement un tailleur à chaque 3 maisons, s’en est presque ridicule. Je n’ai donc pas pu résister et Nicolas non plus! Si ce n’était pas de l’espace reistreint dans nos baggages, j’aurais refait ma garde-robe.

Hoi an, situé au centre du Vietnam, est une ville très touristique, mais qui demeure charmante (pour l’instant), on y mange super bien et les gens sont particulièrement accueillants. Mais on sent que dans quelques années ce sera chose du passé, le tourisme de masse va certainement changer l’atmosphère de la ville. Déjà, la campagne environnante se transforme avec la construction d’hôtels. C’est d’ailleurs le cas de notre hôtel qui, il n’y a que deux ans, était occupé par un champs de maïs.

Pour l’instant on profite de la plage à proximité, du spectacle de lanternes le soir et des bons plats locaux comme la salade de papaye (pour Nicolas) et les Banh my (pour moi).

On mettra le cap vers le nord sous peu.

Chaos à Saigon 

 Nous sommes au Vietnam depuis quelques jours et ouf, quel contraste avec le Japon. Je vous ai parlé deux fois plutôt qu’une de ma facination avec le calme et la propreté de Tokyo, et bien nous voilà plongés dans le chaos et le bruit d’Ho chi minh city ou Saigon pour les intimes.

Ma collègue Evelyne m’avait averti, le chauffeur de taxi à notre arrivée nous l’a dit à son tour, ATTENTION aux motos! Mais je pense qu’il faut le vivre pour le comprendre! Il y en a des miliers, qui vont littéralement dans tous les sens. Du traffic, pas de problèmes on roule sur les trottoirs! Sens unique, pas de problèmes on roule aussi sur le trottoir! Bref, pas besoin de vous dire que quand tu transportes ta fille de 4 mois sur toi, tu capotes un peu… Après, il faut aussi traverser les rues. Les mots me manquent pour expliquer à quel point c’est galère! (Nicolas vous prépare une vidéo, je pense). Aussi, une simple course en taxi vous permet de comprendre pourquoi les étrangers n’ont pas le droit de louer de voiture sans chauffeur!

Une fois passé le « traumatisme » des motos, de la pollution et de l’humidité, HCMC s’avère une ville plutôt cool, elle a ce je ne sais quoi qui attire avec ses petits cafés et restos très Brooklyn, pour ne pas dire hypster… ses vestiges architectureaux datant de la colonisation française et ses marchands de rues qui vendent toutes sortent de plats parfumés.

Cette intensité, ont voit bien que Léa la ressent. On essaie donc de ne pas trop en faire chaque jour. Toutefois, on ne manque pas de goûter à la cuisine vietnamienne qui est tout simplement délicieuse, et pas cher! En plus, vous comprendrez que je suis au paradis puisqu’elle consiste en beaucoup de viandes et de riz …hihi

Nicolas me faisait remarquer que comparativement à la bouffe japonaise, la cuisine vietnamienne est plus nuancée, a plus de profondeur. Les japonais mettent davantage l’accent sur les textures. Bref, nous sommes au paradis avec ces saveurs de gingembre, de lime, de menthe et de citronelle! 

On a donc hâte de continuer à explorer ce pays, départ pour Hoi an sous peu.

Arigato Tokyo !

Une première étape de notre périple se termine déjà ! Notre première idée était de venir au Japon, finalement on n’y a fait qu’une brève incursion, mais c’est pour mieux revenir.

On repart complètement fasciné par les japonais. C’est cliché, mais ils sont d’une discipline désarmante et d’un autre côté sont si enfantin. Les gens font religieusement (et silencieusement) la file partout, ils disent bonjour et merci a tout coups et ont un code de bonne conduites assez stricte. Mais d’un autre côté ils boivent beaucoup d’alcool, fument aussi beaucoup et ont une obsession pour les jeux vidéos et arcades. Certainement, je généralise un peu, mais c’est frappant!

Après 5 jours à déambuler dans les rues de Tokyo ont finis par comprendre pourquoi c’est si propre. En effet, personne ne mange en marchant, c’est à se demander si c’est même légal, parce que fumer en marchant ne l’est pas! Il y a même une cigarette patrol, et des affiches qui vous rapelle que l’amande est de 1000 yens (10$US)! Du coup, nul besoin de poubelles! Elles sont presque introuvables d’ailleurs.

Voyager avec bébé implique évidemment un rythme plus lent et un deuil de certaines activités, mais tout de même ont s’est fait plaisir en se payant un « food tour » (merci à Emilie pour la recommandation). Notre guide était une Montréalaise qui à tout lâcher pour s’installer à Tokyo et qui organise des tours afin de faire goûter la cuisine de Tokyo. Ça a fait du bien d’avoir congé de trouver un resto et de décoder les menus! Nos coups de coeur, les sushis bien sûr! Tellement frais!


Et les tacoyakis … des boules faites de pâte à crêpes et de pieuvres assaisonnées de mayo, de sauces barbecue et de kasuobushi (poissons fermentés, sechés et rapés). Les japonais en rafollent c’est un peu comme leur poutine.

Tokyo est une grande ville, et les déplacements sont longs. Ont s’est donc limité aux principales attractions, en plus de déambuler dans les nombreux et beaux parcs. Léa a tout suivis avec intérêt 😉 … sauf la visite chez les pompiers …


Pour ceux qui ne savent pas, Papa est pompier et c’est devenu une tradition pour nous de visiter les pompiers dans les villes où l’ont voyage … ça donne toujours lieux à de beaux échanges avec des locaux.

Et voyager avec bébé c’est comment ? 

Tokyo nous facilite la vie. Il y a des toilettes et des tables à langer autant chez les hommes que chez les femmes dans toutes les stations de métro, et les magasins qui ont un département pour enfants ont même des salles d’allaitement super confortable! C’est presque plus facile que faire des sorties à Montréal! C’est davantage au restaurant que ça se corse, ils sont souvent étroits et remplis. Mais, il y a de beaux moments, comme quand la mamie du resto de ramen s’est offerte pour prendre Léa, le temps qu’on engloutissent nos nouilles! 

Je vous laisse avec quelques photos. On prends la direction du Vietnam dans quelques heures !

Petit resto de nouilles soba

Hier en se promenant, on est tombé sur un resto de nouille soba, où les gens faisait déjà la file à 10:30 am… Généralement un bon signe, on décide de l’essayer, mais à notre grande déception il ne voulait pas accepter Léa, parce que le resto est trop petit et il manipule du bouillon brûlant… J’ai donc laissé Nico y aller seul et je suis allée faire un peu de shopping (hihi)… Nicolas m’a fait un super vidéo pour me montrer comment c’était. Je vous le partage !

La danse des parapluies à Tokyo

Le voyage a été. L’avion c’est une chose, mais les 4h qui ont séparé l’attérissage de notre arrivé à notre Airbnb ont été franchement difficiles!

Tokyo nous parrait à la fois familière et complètement différente. Comme dans bien des villes, tout le monde regarde son téléphone dans le metro, Mcdonald et Starbuck domine et l’heure de pointe est à 17h.

Oui, 17h c’est l’heure où l’on s’est retrouvés dans le metro avec bébé et les valises à essayer de comprendre sur lequel des 4 quais il fallait être pour prendre la Joban local line. Et puis, une fois trouvé, remarquer la quantité énorme de gens qui attendent patiemment en ligne droite que le train arrive. Je me suis dit qu’il était mieux d’être vide ce train… non vous auriez dû voir la valse qui s’est produite devant nous lorsque les portes se sont ouvertes. Les gens en ligne font un pas de côté pour laisser les passagers sortir, et une fois terminer rentre d’un coup sec dans la rame et s’entasse comme des fourmis. On a littéralement figé! Il fallais changer de tactic si on voulait se rendre !

Ce qui nous frappe à Tokyo c’est le silence, dans cette ville pourtant bondée! Autant New york a paru tellement bruyante pour mes oreilles de maman, autant Tokyo est si calme. Pas de klaxon, pas de sirènes d’ambulances ou de pompiers, c’est vraiment agréable. Et, que dire de la propreté des rues… on vous le dit dans les guides, mais c’est assez impressionnant!

Et puis, c’est sûr que ne rien comprendre de l’écriture, des annonces de métro, et de ce que les mamies racontent à Léa en lui pinçant les joues, c’est déroutant!

Pour l’instant on se remet tranquillement  du décalage horaire en explorant les différents quartiers… sous la pluie, hélas!


Léa, elle, s’amuse à attirer l’attention en poussant des petits cris dans le silence du métro! On passe pas inaperçu… mais pas juste pour cela 😉

Je vous reviens sur Tokyo dans quelques jours … avec des photos…

C’est un départ !

Voilà, nous sommes à 12h de notre départ pour l’Asie (ou l’inconnu …) et je me demande quelle mouche nous a piqué. Le stress m’envahie …

Retour en arrière.

J’ai une passion dans la vie, les voyages. C’est une belle passion, que malheureusement je ne peux pratiquer concrètement dans mon quotidien. Pour la vivre plus souvent, je suis constamment à la recherche de ma prochaine destination, j’aide les autres à planifier leurs aventures ou je donne mes innombrables conseils pour les destinations que je connais bien.

Donc, au retour de notre merveilleux voyage en Italie à l’automne dernier, Nicolas (que j’ai corrompu à autant aimer voyager que moi, quoiqu’il soit un brin moins obsessif ) et moi on se demandait déjà quel sera le prochain endroit où l’on posera nos valises. On a tout de suite eu envie du Japon !

Surprise ! Un mois plus tard, on apprenait que nous allions être parents …. ahhhhhh. Les voyages ont alors pris le bord pour quelques semaines … mais bien vite je me suis dit que ma passion j’allais la transmettre à ma fille. D’emblée je savais, nous allions être des parents voyageurs. Alors le Japon ?

Toute la grossesse, nous avons rêvé à ce voyage (et à toutes les autres choses de futurs parents bien sûr !). On a tergiversé entre de multiple destinations, pour en arriver à ce trajet. Est-ce qu’on a hésité ? Oui ! Sommes nous fous ? Un peu !

Alors, après la lecture de nombreux blogs de voyage avec un bébé, consultation de médecins, vaccins, préparations….et encore tout plein d’hésitation, c’est officiellement un départ !

Pour nous ce « congé » de maternité / paternité c’est une occasion unique de se construire comme famille. Beaucoup diront que c’est extrême de traîner notre petite si loin. C’est vrai … Mais on y vas, on plonge !

J’espère pouvoir tenir ce blog de façon assidue, pour que vous puissiez être témoins des premiers « pas » de Léa autour du monde, et aussi de nos premiers pas en famille.

Next stop … Tokyo !