Mérida

Quand j’ai mentionné à un de mes patrons que j’hésitais à faire le détour par Mérida, il s’est empressé de me dire à quel point il avait adoré cette ville. Il m’a dit que s’il devait prendre sa retraite ailleurs qu’au Québec, ce serait là!

Ça m’a intriguée, alors voilà, nous avons passé 4 jours sous le soleil plombant de Mérida, la capitale du Yucatan.

Bien que visiter une ville avec un enfant de 18 mois, qui veut davantage pousser sa poussette qu’être dans sa poussette, soit loin d’être idéal, j’ai beaucoup aimé cette ville dont on sent le dynamisme. Ce n’est pas Mexico city, mais il y a une belle effervescence.

Ici on peut marcher partout et admirer les façades aux couleurs vives et plutôt festives des maisons coloniales. On s’arrête dans les nombreux parcs pour regarder les gens passer, ou on déguste des spécialités yucantaines dans les nombreux restaurants de la ville.

J’avoue que nous avons abordé Mérida à un rythme très lent, en raison de la chaleur, mais aussi parce que notre Airbnb était un réel havre de paix difficile à quitter. Quelle trouvaille! Situés dans une immense villa coloniale restaurée avec minutie, nos quartiers, étaient incroyables avec ses hauts, très hauts plafonds et ses 2 chambres à coucher. Et que dire des cours intérieures et de la végétation qui offrait une bouffée d’oxygène à chaque fois que nous revenions d’une promenade dans la ville qui a, disons le, sont lot de pollution.

Je donne donc raison à mon patron, c’est une ville où il fait bon vivre. Nous n’avons pas pu en profiter pleinement, mais Mérida est parsemée de galeries d’art et de musées et il est possible d’assister à des concerts et spectacles de hauts calibres. On y mange très bien aussi!

D’ailleurs, nous avons pu déguster, pour notre plus grand bonheur, quelques spécialités de la région comme le cochinitita de pibil, du porc effiloché, mariné dans de l’orange sanguine. Le goût se rapproche énormément du griot haïtien qui lui est plutôt frit. Nicolas a eu un coup de coeur pour les Chilaquiles servis au déjeuner, qui consiste en des œufs ou du poulet, déposés sur des chips de maïs, nappé d’une salsa rouge ou verte. Ah, et le chaya, un légume vert qui s’apparente aux épinards et que le mexicain apprête à plusieurs sauces, dans les oeufs le matin, en soupe, en jus ou dans les empanadas. Léa pour sa part trouve que la cuisine mexicaine manque de légumes, mais elle adooooore la guacamole et les frijoles!

Ainsi, Mérida nous a charmés et j’y retournerai certainement un jour, mais j’ai de la difficulté à dire si c’est plus pour la villa ou la ville!

Le voyage tire à sa fin, nous sommes présentement à Isla Holbox…. je vous en dis plus bientôt!

Bacalar et sa Lagune

Nous poursuivons notre petit roadtrip au Mexique. On a parcouru quelques 250km sur la route 307 qui longe la Riviera Maya, pour se rendre à Bacalar. Je vous épargne les détails de notre périple, mais un mot, essence ! …

Même si Bacalar gagne en popularité, ça demeure encore un secret bien gardé de ce coin de pays. L’intérêt ? L’immense lagune aux eaux limpides, la lagune aux 7 couleurs, parce ce que paraît-il, on peut y distinguer 7 variations de bleues et de turquoises. Celle-ci a plus de 62km de long, mais son point central est à Bacalar.

Sebastian, notre guide lors de notre virée en catamaran, nous explique qu’on désigne cette étendue d’eau comme étant une lagune, mais en fait il n’existe pas de réel terme. Bien que ce soit de l’eau douce, ce n’est pas un lac, parce que l’eau ne provient pas des montagnes, mais des multiples Cenotes environnants. Ce n’est pas non plus une lagune à proprement parler, parce que son seul lien avec la mer en est un artificiel, creusé par les Mayas.

C’est vraiment un lieu impressionnant, encore plus lorsqu’on y navigue. La clarté de l’eau et toutes ces variations de couleurs selon la profondeur nous font croire qu’on est au beau milieu de la mer des Caraïbes. Et ce que j’ai adoré, il n’y a pas vraiment de poissons… hihi. Comme l’eau qui alimente la lagune provient des cenotes, elle contient beaucoup de minéraux et peu de poissons réussissent à s’y acclimater.

Je n’avais jamais été sur un aussi petit catamaran (pas de moteur, Nico a d’ailleurs dû ramer à un moment) et j’appréhendais le tout avec Léa, miss bouge partout, mais ce fût franchement agréable! De plus, nous étions en bonne compagnie avec la soeur et la cousine de Sebastian venues célébrer les fêtes de Noël avec lui. (Sebastian était en voie de devenir architecte à Mexico, mais a tout quitté pour vivre tranquille sur le bord de la lagune).

J’ai bien ris, parce que l’embarcation la plus populaire ici est le ponton… pas trop dépaysant.

En demandant à Sebastian pourquoi son bateau se nomme El Chicle on apprends que non loin de Bacalar, se trouve une des seules usines de gomme bio. En fait, le Yucatan est le berceau du Chewing-gum. Ici les Mayas utilisaient la résine d’un arbre appelé chicozapote, qu’ils faisaient sécher en bloc pour ensuite la découper en morceaux à mâcher. Cette chicle était à l’origine utilisée pour se nettoyer les dents. Commercialisé au États-Unis à la fin du 19e siècle, le Chewing-gum que l’on connaît devient complètement synthétique autour de 1950. Je rapporte quelques paquets de gomme à mâcher bio pour les intéressés.

Nous avons beaucoup apprécié passer Noël à Bacalar, dont le petit pueblo est fort sympathique et les gens y sont vraiment accueillants. Léa étant crevée de sa journée de navigation, nous n’avons pas pu prendre part aux festivités… dont la meilleure partie à mon avis aurait été la piñata.

J’espère que vous passez tous un merveilleux temps des fêtes!

Prochain arrêt Merida, la capitale du Yucatan.

Tulum : 1ere étape d’une virée au Mexique

Nous voilà de nouveaux sur la route, cette fois Léa trotte pour de vrai, que dis-je, elle court!

Après une aventure New yorkaise plutôt tumultueuse, nous avons choisi ce que nous estimons être des vacances “faciles”. Au menu, plage et piscine, avec de petites excusions à l’occasion. Destination Mexique, plus précisément la péninsule du Yucatan.

J’avoue qu’en débarquant de l’avion et en saisissant que la location de voiture allait être compliqué, je me suis demandée pourquoi on n’avait pas choisi un tout inclus?

Bref, 2h après d’intenses négociations de la part de Nicolas, pendant que je courais après Léa en lui disant non aux 30 secondes, nous avons finalement pris la route pour Tulum.

Ah nous l’avons trouvé notre havre de paix! Nous avons loué une maison dans le Pueblo, donc au centre-ville, a environs 5 km de Tulum-beach. C’est un choix qui nous permettait d’avoir une grande maison avec piscine privée à un prix super raisonnable. On adore l’ambiance de cette ville remplie de hippies. On se sent presque en Thaïlande, un mélange entre Chiang Mai et les plages du sud … moi j’aime surnommer cette ambiance “avocado toast” … ici on dit boho-chic.

Le Pueblo est intéressant et présente des petites poches d’authenticité, j’ai quand même l’impression ici que les Mexicains tombent moins dans le tourisme de masse, même si on s’entend, c’est ce qui fait rouler l’économie locale. On y mange bien et pour pas cher… tacos al pastor! Miam!

Notre voisin est un québécois à la retraite qui vit à Tulum depuis quelques années (sans parler l’espagnol…). Après qu’on lui ait demandé ce qu’était le genre de bidonville devant lequel on doit passer pour se rendre dans le complexe immobilier, il nous explique que Tulum vit un genre “d’occupy” Tulum, depuis que la mairesse n’a pas tenu sa promesse électorale de donner des terrains pour se construire une maison. Ainsi, on s’imagine bien que les gens protestent contre ce que nous appelons la gentrification, les terrains allant principalement à l’exploitation immobilière accessible qu’aux riches, ou aux étrangers.

Tulum-plage c’est autre chose. C’est une lignée d’hôtels eco-chic et des boutiques et restaurants au gros prix. Mais ça a son charme, aucune construction en hauteur, le tout assez en symbiose avec la nature. Et que dire de la belle eau turquoise et du sable blanc… wow, on adoré passer nos journées au Ahau Tulum et profiter de leur beach-club… parce qu’on ne pourrait jamais se payer l’une de leur hutte en bord de mer. On se promet d’y retourner en amoureux question d’essayer quelques restos qui ont l’ai franchement bon et profiter d’une ou deux journées de plage sans avoir à courir après Léa pour qui l’océan ne présente aucun danger.

Les alentours de Tulum offrent aussi plein d’autres possibilités d’activités… on aurait pu y rester 3 semaines sans s’ennuyer! Nous avons choisi d’aller dans la reserve Sian Ka’nn qui abrite des temples mayas et une faune intéressante. Le meilleur moment fut le tour de bateau sur la lagune, où l’on suit les traces des Mayas dans les mangroves qui mènent à l’océan, le tout se termine par une baignade dans les canaux aux eaux limpides. Léa a adoré flotter et se laisser emmener par le courant.

Nous avons évidemment fait l’arrêt obligatoire aux ruines de Tulum. C’est peu dire, les mayas avaient choisi un emplacement 5 étoiles! Wow.

Nicolas, lui, a été nager avec les tortues à Akumal. Léa ne les a pas vues, mais elle dit Tortue maintenant! Hihi

Nous avons terminé notre journée dans un Cenote, l’attraction par excellence dans ce coin de pays qui en compte des centaines! Ce sont des piscines d’eau douces naturelles qui se sont formés dans des grottes ou à ciel ouvert. Le Cenote Azul que nous avons visité est magique, l’eau y est d’un bleu magnifique!

Nous aurions pu faire beaucoup plus d’activités en une semaine, mais quel bonheur de prendre son temps et simplement profiter de la piscine ou d’aller se chercher un popsicle maison sur la rue principale!

Tulum, soit assuré nous reviendrons! Un vrai coup de coeur. Relaxation garantit, même avec une petite fille qui ne laisse pas sa place

New York New York

La semaine dernière Léa a trotté de nouveau, mais cette fois sur ses 2 jambes, à New York. Elle ne le sait pas, mais ce n’était pas sa première visite dans la grosse pomme, puisque nous y avions fait une escapade en septembre dernier. Un voyage « test » en vue de l’Asie. Évidemment ce ne sera pas sa dernière visite puisque New York est définitivement une ville chouchou pour papa et maman, en plus sa marraine y habite! 

Ce fut un New York bien différent qu’on a expérimenté cette fois… oui, la réalité de parents avec un « Toddler » nous a rattrapé assez vite. Mais c’était une merveilleuse occasion de découvrir le nouveau quartier de Kika dans l’arrondissement de Brooklyn.

On s’est donc retrouvé dans ce quartier assez fascinant qu’est Kensington, aux limites de Flatbush. À la suite d’une nuit mouvementée, lire ici que Léa s’est réveillée à de multiples reprises, on a débuté l’exploration assez tôt pour y découvrir ces immenses maisons qui contrastent avec les tours d’habitation normalement prédominantes à New York. Ces maisons de style victorien sont tellement immenses que par moment on aurait dit qu’on les avaient transportées directement d’une plantation du sud des États-Unis. Disons que cela amène beaucoup de charme, en plus des beaux jardins et des nombreux arbres centenaires. Bonus, on était réconforté par les nombreux parents avec poussette qui semblaient aussi cernés que nous.

En poussant notre marche plus loin, on s’est retrouvé dans Flatbush, un grand contraste avec son voisin. Ici, comme dirait ma cousine, on est plongé au coeur des caraïbes. Trinidadian, Haïtien, Jamaïcain… un autre monde, et pour le plaisir de nos papilles, tout plein de découvertes culinaires comme le « Shark n fish », un genre de sandwich au requin frit!

Être dans Kensington s’est aussi se trouver à 2 coins de rue du magnifique Prospect Park, le Central Park de Brooklyn. On n’y a passé la journée. Piqie nique, jeux d’eau, lac, balançoires et en prime pour les adultes, le Smorgasburg, un événement qui rassemble tous les dimanches une centaine de « camions de cuisine de rue ».

Jour 2 a été consacré à une autre partie de Brooklyn, le Brooklyn Bridge Park et Dumbo. On a décidé d’essayer la nouvelle ligne de Ferry qui nous mène de Sunset Park au sud de Brooklyn, au quai no6 du parc (je vous épargne les détails de notre longue marche vers le ferry durant laquelle, outre la vie New yorkaise des nouveaux arrivants, nous avons pu voir les marchands chinois de volailles vivantes). Le Brooklyn Bridge Park est un véritable paradis pour les enfants et du bonheur pour les parents, puisque celui-ci offre des points de vue incroyables sur Manhattan et le pont de Brooklyn. Si vous arrivez de Manhattan, vous pouvez prendre le East river Ferry qui vous dépose au quai no 1.

Évidemment New York n’est pas New York sans Manhattan, une balade y est donc inévitable. On est resté dans les sentiers battus avec une longue marche qui nous a mener du Flatiron building (parce que le Eataly est à côté et que les sandwichs déjeuner y sont merveilleux!) à Midtown, en faisant un arrêt à la New York public library et Bryant Park. Notre balade s’est évidemment terminé à Central Park pour le plus grand plaisir de Léa qui adore les jeux d’eau et les balançoires et à découvert le plaisir des carrousels.

Bref, c’est vraiment sous un nouvel angle et à un nouveau rythme qu’on apprends à découvrir cette ville et je dois dire que je ne suis pas déçue! New York offre d’innombrables possibilités pour un voyage en famille!

Partons la mer est belle

Wow, ça passe vite le temps quand on est à Miami en famille! J’ai presque oublié d’écrire!
Nous voilà revenus de notre croisière sur le Navigator of the Seas. Une première expérience qui a certes eu le résultat escompté, celui de relaxer. Étant plus du type voyage indépendant, je suis embarquée sur le bateau avec tous les préjugés du monde, et mes expériences de type tout inclus réalisées il y a plus de 10 ans. Nicolas, un croisiériste expérimenté a travaillé fort pour les faire tomber avant le départ, mais je suis demeurée sceptique!

Eh bien, ces cinq jours de navigation n’ont pas été si mal. J’ai apprécié nos escales à Nassau et à Cozumel, où les plages sont à couper le souffle! Ça nous a donné le goût d’explorer davantage les Caraïbes et confirmé notre amour de la mer. On a aussi pu déguster les saveurs locales. Après une heure d’attente dans un petit resto d’Arawak Cay on s’en est donné à coeur joie avec du poisson grillé, des bananes pesées et du riz pois collé (Ce dernier compétitionnait sérieusement avec celui de mon oncle Sergo!) Vous savez bien que quand Nico et moi sommes comblés par ce qu’on voit et qu’on goûte, tout va!

J’ai aussi adoré le fait de naviguer. S’asseoir sur le pont et regarder au large l’infini de la mer était fantastique! Bon au second jour complet passé en mer j’aurais pris quelques heures sur le plancher des vaches, mais il y a même un je ne sais quoi au milieu de l’océan qui remplit mon coeur de bonheur!

Et Léa aussi a bien apprécié, surtout la présence continue de sa grand-mère, qui nous accompagnait, mais aussi le « people watching » qui ne s’arrête jamais! Et l’air marin lui a fait le plus grand bien il semble, puisque mademoiselle s’endormait en 10 mins, un record! Où était-ce le doux bercement du bateau ? Blague à part, la croisière est un bon choix de vacances avec les enfants, il y a tout; divertissement, nourriture, garderie, même pour bébé! 

Par ailleurs, il faut dire aussi que de ne pas cuisiner, torcher, faire des commissions et lâcher l’internet pour cinq jours, ça vaut cher!

Toutefois, l’envers de tout cela, pour moi, c’est le manque de liberté, des escales beaucoup trop courtes, et un trop plein de ce qui m’énerve dans le tourisme de masse. (Et voir les gens au buffet peut-être parfois troublant!)

En bout de ligne, beaucoup de mes préjugés ont été confirmés, comme le côté un peu quétaine de l’expérience, mais reste qu’on a pu se reposer et se rincer l’œil avec de magnifiques paysages.

On le refera certainement quand notre seul désir sera de faire la farniente!


Direction sud

Le retour d’Asie a été brutal côté température et décalage horaire, mais il faisait bon d’être dans nos affaires. Papa est retourné à la caserne et Léa de son côté en a profité pour goûter à autre chose que le lait de sa maman. Elle sait maintenant que dormir 11h d’affilée ça repose bien, et a découvert qu’avoir des dizaines de jouets ça occupe aussi une journée! Oh, mais à son plus grand désespoir, ce fût un retour au siège d’auto ! 
Bon bon bon, un seul voyage durant ce beau et long «  » » congé «  » » n’allait pas suffir! Même si les finances sont un peu à sec, il faut bien en profiter. Alors nous reprenons la route, cette fois en terrain bien connu, à Miami. Nous avions de grands projets d’aller aussi trotter en République Dominicaine, où le papi de Léa pose parfois ses pénates, mais notre famille a besoin de repos, et organiser un autre périple (parce qu’on ne prévoyait pas un tout inclus) me semblait essouflant…. oui oui c’est bien Geneviève qui a dit ça!

Alors on met le cap sur Miami notre destination chouchou, puisqu’ elle nous permet de voir la famille et de relaxer, dans une ville qu’ont connait pas mal bien, plages, chaleur et palmiers en prime. On compte en profiter pour vous faire découvrir quelques coins moins connu. Et petites surprises, puisque le temps nous le permet, nous ferons une petite croisière… oui j’ai flanché pour cette formule à l’opposé du voyage sac à dos!  

On vous racontes tout cela durant les 3 prochaines semaines! 

Fin d’une première aventure

Nous voilà de retour au Vietnam dans l’intensité de Saigon, tout un contraste avec la paisible île de Ko lanta.
J’ai fait la paix avec la Thailande après nos quelques jours passés au sud. Il faut dire que je suis dans mon élément quand il s’agit de plage et de palmiers. Mais aussi, nous avons apprécié le rythme de vie tranquille de Ko lanta et la gentillesse des gens Thaï. Ici, même la pluie ne démoralise pas, tellement les lieux sont enchanteurs. C’est sûrement ce qui permet aux thaïlandais de se présenter chaque jour avec ce beau sourire. Étonnant, puisqu’ils travaillent tellement dur! On voyait constamment les mêmes personnes du matin au soir, notamment à notre hôtel ou Ken était toujours là pour nous faire une petite blague ou expliquer à Nicolas les secrets de la cuisine thaï. Mais aussi à notre endroit de prédilection pour se faire masser, les dames y sont présentes 12h par jour! Ouf!

Ko lanta nous a permis de nous reposer et de profiter de magnifiques plages presque désertes, en plus des massages Thaï a 8$ ! Ça va définitivement me manquer

Nous ne mettons pas une croix sur à un retour au pays du 7 eleven (il y en a littéralement à chaque 2 coins de rue, même à Ko Lanta), mais nous mettrons le cap sur des lieux moins fréquentés, en espérant aller à la rencontre des gens plutôt que de constamment se faire offrir d’acheter un souvenir.

Alors pour notre plus grand plaisir on s’est offert 4 jours dans la turbulente ville de Saigon. Ce vacarme de motos et la congestion monstre m’étonnent encore tout autant, mais j’apprécie encore cette ville. Toutes ses petites boutiques, ses petits cafés, ses parcs et ses restaurants.

Nous en avons profité pour faire une petite incursion dans le delta du Mékong. Ce fut une très belle journée à se balader dans les rizières, à boire du jus de cannes à sucre et à se promener sous les cocotiers. Ici, les gens vivent de façon modeste à un rythme très « baba cool », la preuve, les cafés ont tous des hamacs pour y faire la sieste ! Cette région au sud de Saigon accueille une diversité gens venus du Cambodge et du Laos notamment. Ils ont aussi leur propre religion, le Cao Dài, qui propose efficacement que buddha, Mohamed et Jésus soient tous des prophètes de dieux, mais qui n’avaient pas encore compris sa Grandeur. Ainsi, dans le respect de ceux-ci, leur prophète à eux, Ngo Van Thieu, voue un culte plus grand à Dieu et ayant été en communication directe avec ce dernier, d’où la création de cette « troisième ère religieuse ». Leur lieux de prière est donc un intéressant mélange de ses trois religions, mi temple, mi église, mi mosquée… on compte plus de 2 millions d’adeptes.

Voilà, c’est tout sourire que nous quittons l’Asie la tête remplie de belles images et le ventre bien plein. Nous y auront fait de belles rencontres et découvert des cultures très riches. Nous aurons aussi été challenger par des nuits trop courtes, des vols tout en pleurs et l’abandon du mode de voyage auquel nous étions habitués. Au-delà de tout cela, nous aurons vu chaque jour mademoiselle Léa grandir, s’éveiller au monde qui l’entoure et charmer les plus sceptiques. À l’image de son papa et de sa maman, elle est maintenant une indéfectible de la piscine et de la plage et elle ne peut rester en place! Espérons qu’elle aime déjà les voyages autant que nous.

Souhaitez-nous bonne chance pour les 30h de trajet vers Montréal! On a bien hâte de vous raconter nos prochaines aventures! 

Les leçons de Tommy

Tommy c’est le guide qui nous a accompagnés lors de notre « croisière » dans la magnifique baie de Halong. Il nous a beaucoup entretenus sur son pays, et je trouvais intéressant de vous partager le tout 🙂

École:

L’école n’est pas obligatoire et pas n’est gratuite au Vietnam. Ainsi, ce sont les parents qui décident si l’enfant fréquentera l’école ou pas.

Un exemple concret. La baie d’Halong compte 30 000 pêcheurs qui vivent littéralement sur l’eau en tout temps. Ici les enfants ne vont pas à l’école. Cela les confine donc à la pêche de génération en génération.

Dès le secondaire, les cours sont dispensés une demi-journée 6 jours par semaine. Les profs sont peu cher payés, alors ils offrent des cours supplémentaires à « gros » prix qu’ils contraignent les élèves de suivre, sous la menace de les faire échouer. Du coup, la profession a pris de la valeur, et certains s’improvisent prof et obtiennent illégalement un permis d’enseignement.

Conduite :

Le permis de conduire est obligatoire, d’ailleurs il faut passer des tests pour l’obtenir, mais il est plus facile de payer quelqu’un pour en obtenir un faux. Ça explique beaucoup de chose!

La croissance :

La croissance économique ainsi que les changements dans le mode de vie au Vietnam se fait très vite. Et pour beaucoup de gens, elle est difficile à suivre. Ainsi, il y a des écarts marqués entre les générations.   

Tourisme :

Dans la baie d’Halong tous les bateaux sont maintenant peint en blanc, parce que le gouvernement a vu qu’il en était ainsi en Amérique. Conséquemment, il pense que c’est ce que recherchent les occidentaux.

Toujours dans la baie d’Halong, les pêcheurs y font traditionnellement l’élevage de poissons, toutefois ils ont découvert depuis quelques années qu’il était plus rentable de louer des kayaks aux touristes!

Au nord, les paysages qu’offrent les terrasses de riz, attirent tellement les touristes que les minorités qui y vivent délaissent leurs traditions, comme les pêcheurs ils préfèrent vendre quelques choses aux touristes.

Nourriture:

De multiples guerres ont marquées l’histoire récente du Vietnam. Celles-ci ont souvent généré beaucoup de famine, créant un rapport différent face à la nourriture. Ici, on mange toutes les parties de la viandes par exemple. Aussi, en cas de désespoir il a été commun de voir les gens manger du chat ou du chien. Les gens n’ont pas de rapport affectif avec les animaux. Les chiens servent de gardes et les chats chassent les souris et les rats. Aujourd’hui il n’est pas commun de manger ces animaux puisqu’il sont utiles dans le quotidien. Ceux qui le font, le font par superstition, de vieilles croyances chinoises ayant propagées l’idée que ceux-ci éloignaient la malchance si on les mangeait
Je vous laisse quelques photos de la baie de Halong, elles ne font pas justice au paysage mais vous donne une bonne idée!

Voyager avec bébé…

Cela fait déjà 1 mois qu’on bourlingue en Asie. Alors, c’est comment voyager avec bébé ?
Je suis partie sans grandes attentes, seulement celles d’explorer un autre coin du monde et de passer du temps en famille. Vous pouvez vous imaginer que je suis bien servie.

Ce n’est pas pour tout le monde ! Mais, on n’est pas extraordinaire pour autant.

Les journées avec bébé sont un peu comme celles passées à la maison. Les petites crises de pleurs, l’éternel combat de Léa contre le sommeil, les gencives qui font mals et les gaz qui ne passent pas ! Mais aussi, les sourires à profusion, les gazouillis qui tranchent avec le silence de nos compagnons au déjeuné, des nouvelles prouesses et beaucoup beaucoup de baves et de …. vous comprenez!

C’est aussi très différent de la maison. On n’a pas nos dix accessoires pour la divertir ou la déposer. On est confiné à une pièce lorsqu’on est à l’hôtel. On apprend à manger de la main gauche, on se demande plus souvent où il sera possible d’allaiter. On accepte qu’il n’y ait pas de siège d’auto.

Chaque jour est une petite gymnastique à laquelle on se fait tranquillement. Après 5 vols, on est maintenant les pros des aéroports. Changer une couche pleine de caca sur le dessus de la valise dans la ligne d’attente du comptoir d’enregistrement, pas de trouble, on vous fait cela en un tour de main, ni vu ni connu!

Voyager avec bébé c’est aussi faire le « deuil » de tes années de backpacking. On est passé au « slow travelling ». On reste longtemps dans chaque ville, on sort tôt le matin et on se couche tôt! On reste beaucoup dans la chambre d’hotel pour manger ou permettre à Léa de faire des siestes confortablement. Ça veut aussi dire faire une croix sur certaines activités (surtout pour moi qui ne peut s’absenter plus de 2h30… des fois ça c’est tof!) ou destinations. Mais, on se donne le temps de vivre. Disons que les besoins de Léa priment sur tout, mais c’est pareil à la maison !

Par ailleurs, l’Asie ajoute le challenge de la chaleur et du soleil, non seulement pour protéger bébé, mais aussi pour papa qui porte quelques livres à plus de 30 degrés. 

De plus, le Vietnam n’a pas les commodités qu’on connaît, aucune table à langer dans les toilettes et encore moins de salle d’allaitement comme au Japon. Impossible aussi d’avoir une poussette! Les trottoirs sont utilisés pour tout, marcher étant sa dernière utilité il semble, et traverser la rue est une péripétie en soi, imaginez en poussant quelque chose! Mais on nous offre souvent de prendre Léa lorsqu’on mange, et les enfants sont plus que bienvenue partout, les vietnamiens les adorent!

Chaque jour est donc une belle aventure à la fois pour nous qui découvrons une culture, un peuple et un pays magnifique et pour Léa qui ne manque pas de développer ses sens avec toutes ses odeurs et ces beaux visages qui lui font des sourires et qui s’agitent devant elle. Sans parler de tous ces sons de motos, de vagues, de klaxons et de coqs qui façonnent maintenant notre quotidien.

Nous sommes à Hanoi et revenons d’une magnifique croisière dans la baie de Halong, je vous parle de tout cela sous peu.
 

Arigato Tokyo !

Une première étape de notre périple se termine déjà ! Notre première idée était de venir au Japon, finalement on n’y a fait qu’une brève incursion, mais c’est pour mieux revenir.

On repart complètement fasciné par les japonais. C’est cliché, mais ils sont d’une discipline désarmante et d’un autre côté sont si enfantin. Les gens font religieusement (et silencieusement) la file partout, ils disent bonjour et merci a tout coups et ont un code de bonne conduites assez stricte. Mais d’un autre côté ils boivent beaucoup d’alcool, fument aussi beaucoup et ont une obsession pour les jeux vidéos et arcades. Certainement, je généralise un peu, mais c’est frappant!

Après 5 jours à déambuler dans les rues de Tokyo ont finis par comprendre pourquoi c’est si propre. En effet, personne ne mange en marchant, c’est à se demander si c’est même légal, parce que fumer en marchant ne l’est pas! Il y a même une cigarette patrol, et des affiches qui vous rapelle que l’amande est de 1000 yens (10$US)! Du coup, nul besoin de poubelles! Elles sont presque introuvables d’ailleurs.

Voyager avec bébé implique évidemment un rythme plus lent et un deuil de certaines activités, mais tout de même ont s’est fait plaisir en se payant un « food tour » (merci à Emilie pour la recommandation). Notre guide était une Montréalaise qui à tout lâcher pour s’installer à Tokyo et qui organise des tours afin de faire goûter la cuisine de Tokyo. Ça a fait du bien d’avoir congé de trouver un resto et de décoder les menus! Nos coups de coeur, les sushis bien sûr! Tellement frais!


Et les tacoyakis … des boules faites de pâte à crêpes et de pieuvres assaisonnées de mayo, de sauces barbecue et de kasuobushi (poissons fermentés, sechés et rapés). Les japonais en rafollent c’est un peu comme leur poutine.

Tokyo est une grande ville, et les déplacements sont longs. Ont s’est donc limité aux principales attractions, en plus de déambuler dans les nombreux et beaux parcs. Léa a tout suivis avec intérêt 😉 … sauf la visite chez les pompiers …


Pour ceux qui ne savent pas, Papa est pompier et c’est devenu une tradition pour nous de visiter les pompiers dans les villes où l’ont voyage … ça donne toujours lieux à de beaux échanges avec des locaux.

Et voyager avec bébé c’est comment ? 

Tokyo nous facilite la vie. Il y a des toilettes et des tables à langer autant chez les hommes que chez les femmes dans toutes les stations de métro, et les magasins qui ont un département pour enfants ont même des salles d’allaitement super confortable! C’est presque plus facile que faire des sorties à Montréal! C’est davantage au restaurant que ça se corse, ils sont souvent étroits et remplis. Mais, il y a de beaux moments, comme quand la mamie du resto de ramen s’est offerte pour prendre Léa, le temps qu’on engloutissent nos nouilles! 

Je vous laisse avec quelques photos. On prends la direction du Vietnam dans quelques heures !