Ce n’est qu’un au revoir

Nous avons quitté le Vietnam pour la Thailande avec un pincement au coeur. Nicolas s’est d’ailleurs empressé d’aller manger un dernier Pho à Hanoï à 7h45 du matin, question de s’imprégner une dernière fois des merveilleuses saveurs de ce magnifique pays.
Hanoï aura été notre dernière étape vietnamienne, avec une petite pose dans la baie de Halong. Cette ville nous a beaucoup plus, son côté plus sophistiqué, à l’image d’autres villes dites « du nord », ses différents quartiers, et bien sûr, son offre culinaire (au delà du vietnamien, on a mangé la meilleure pizza après celles de l’Italie!) nous ont charmés. J’avoue avoir eu un trop plein des motos et des klaxons à un moment, mais on a su trouver des petits oasis. 

Halong pour sa part, a rempli notre mémoire de beaux paysages. On était content d’avoir opter pour Bai tu long, un secteur moins fréquenté de la baie. Parce que, il y en a du monde et des bateaux! Malheureusement, on voit les traces et les dégâts du tourisme de masse, la pollution de l’eau étant flagrante. J’ai entre autre aperçu un édredon flotter. Mais est-ce aussi un manque d’éducation et de moyens des pêcheurs ?

On aura pas tout vu du Vietnam , loin de là même. Voyager avec Léa nous a forcé à rester dans les sentiers bien battus et à ne voir que quelques villes. Nous n’avons donc pas été à Sapa au nord (plus en raison des maringouins) et dans le delta du Mékong au Sud, et nous avons manqué l’opportunité d’aller à Angor wat au Cambodge, pourtant si proche. Mais on aura fait des merveilleuses rencontres et discutés avec plein de gens grâce à Léa, notre petite vedette.

J’ai vraiment adoré les gens au Vietnam, leur sourire, leur hospitalité et leur sincère curiosité face aux étrangers. Et que dire de la nourriture! On a quitté il y a seulement 3 jours, et ça me manque déjà! Les saveurs! Ah oui, et mon jus de lime frais! Disons que je vais regarder le menu des restos vietnamiens différemment, exit les brochettes de boeufs dorénavant! 

On profitera donc pleinement de nos 3 jours à Saïgon, où nous retournerons avant de reprendre l’avion pour Montréal. 

Maintenant, on prend le pouls de la Thailande en commençant par Bangkok qui ne nous dépaysent pas trop. À mon avis, c’est comme un mélange de New York et Miami, avec un brin d’exotisme asiatique.

On doit aussi gérer notre fatigue. Disons que Léa a fait des nuits plutôt courtes les 4-5 derniers jours … alors je pense qu’on va beaucoup profiter de la piscine sur le toit de l’immeuble où l’on réside!

Je vous laisse quelques photos d’Hanoï et de Hué (on y a fait une petite escale avant Hanoï ).

** Hué est une ville côtière au centre du pays à une centaine de kilomètres de Hoi an. On y arrive après avoir traversé une superbe montagne. Elle abrite une citadelle où résidait la dynastie des Nguyen. Si une grande partie des bâtiments ont été détruits durant les guerres, il en reste encore quelques-uns qui nous plongent réellement dans un autre monde.

How many months…?

Depuis qu’on est au Vietnam, c’est la phrase qu’on entend 15 fois par jour (et je n’exagère pas!) au sujet de Léa. Il y a même des gens qui nous poursuivent dans la rue pour nous poser la question!

Léa est une vedette ici. Est-ce parce qu’elle est blanche ? (oui… ma fille n’a rien de ma pigmentation) ou joufflue ? C’est la couturière à Hoi an qui m’a finalement expliqué qu’au Vietnam les mamans et leur bébé restent allités le 1er mois et à l’intérieur de la maison les deux mois qui suivent. Ainsi, il est rare de voir des bébés si jeunes se promener. En plus, Léa aime juste la position de face dans le porte-bébé, donc c’est encore plus drôle pour eux! J’ai demandé à She pourquoi il en était ainsi, elle me dit que c’est par simple tradition. Parce qu’elles sont bien conscientes qu’il n’y a pas de mal à sortir bébé.

Ce qui est génial dans toute cette commotion autour de Léa, c’est que ça nous permet de converser avec les gens. Justement, autour du sujet de bébé, la jeune proprio de notre super hotel, m’explique qu’elle n’a pas hâte à cette période où elle devra rester enfermée, mais la pression est forte pour le faire. Aussi, j’apprends que les vietnamiennes ont 6 mois de congé de maternité et ensuite c’est une des deux grand-mamans qui s’occupe de l’enfant… en expliquant cela à ma mère , elle me fait remarquer que ce n’est pas si différent des haïtiennes tout cela.

Aussi, toutes les femmes me font remarquer que j’ai un bon « mari », elle sont toutes émerveillées de la façon dont Nico prend soin de sa fille! Hihi

Ma référence à une couturière vous a intrigué? En fait nous sommes depuis une semaine à Hoi an, la mecque des vêtements sur mesure. Il y a littéralement un tailleur à chaque 3 maisons, s’en est presque ridicule. Je n’ai donc pas pu résister et Nicolas non plus! Si ce n’était pas de l’espace reistreint dans nos baggages, j’aurais refait ma garde-robe.

Hoi an, situé au centre du Vietnam, est une ville très touristique, mais qui demeure charmante (pour l’instant), on y mange super bien et les gens sont particulièrement accueillants. Mais on sent que dans quelques années ce sera chose du passé, le tourisme de masse va certainement changer l’atmosphère de la ville. Déjà, la campagne environnante se transforme avec la construction d’hôtels. C’est d’ailleurs le cas de notre hôtel qui, il n’y a que deux ans, était occupé par un champs de maïs.

Pour l’instant on profite de la plage à proximité, du spectacle de lanternes le soir et des bons plats locaux comme la salade de papaye (pour Nicolas) et les Banh my (pour moi).

On mettra le cap vers le nord sous peu.

Chaos à Saigon 

 Nous sommes au Vietnam depuis quelques jours et ouf, quel contraste avec le Japon. Je vous ai parlé deux fois plutôt qu’une de ma facination avec le calme et la propreté de Tokyo, et bien nous voilà plongés dans le chaos et le bruit d’Ho chi minh city ou Saigon pour les intimes.

Ma collègue Evelyne m’avait averti, le chauffeur de taxi à notre arrivée nous l’a dit à son tour, ATTENTION aux motos! Mais je pense qu’il faut le vivre pour le comprendre! Il y en a des miliers, qui vont littéralement dans tous les sens. Du traffic, pas de problèmes on roule sur les trottoirs! Sens unique, pas de problèmes on roule aussi sur le trottoir! Bref, pas besoin de vous dire que quand tu transportes ta fille de 4 mois sur toi, tu capotes un peu… Après, il faut aussi traverser les rues. Les mots me manquent pour expliquer à quel point c’est galère! (Nicolas vous prépare une vidéo, je pense). Aussi, une simple course en taxi vous permet de comprendre pourquoi les étrangers n’ont pas le droit de louer de voiture sans chauffeur!

Une fois passé le « traumatisme » des motos, de la pollution et de l’humidité, HCMC s’avère une ville plutôt cool, elle a ce je ne sais quoi qui attire avec ses petits cafés et restos très Brooklyn, pour ne pas dire hypster… ses vestiges architectureaux datant de la colonisation française et ses marchands de rues qui vendent toutes sortent de plats parfumés.

Cette intensité, ont voit bien que Léa la ressent. On essaie donc de ne pas trop en faire chaque jour. Toutefois, on ne manque pas de goûter à la cuisine vietnamienne qui est tout simplement délicieuse, et pas cher! En plus, vous comprendrez que je suis au paradis puisqu’elle consiste en beaucoup de viandes et de riz …hihi

Nicolas me faisait remarquer que comparativement à la bouffe japonaise, la cuisine vietnamienne est plus nuancée, a plus de profondeur. Les japonais mettent davantage l’accent sur les textures. Bref, nous sommes au paradis avec ces saveurs de gingembre, de lime, de menthe et de citronelle! 

On a donc hâte de continuer à explorer ce pays, départ pour Hoi an sous peu.