Bacalar et sa Lagune

Nous poursuivons notre petit roadtrip au Mexique. On a parcouru quelques 250km sur la route 307 qui longe la Riviera Maya, pour se rendre à Bacalar. Je vous épargne les détails de notre périple, mais un mot, essence ! …

Même si Bacalar gagne en popularité, ça demeure encore un secret bien gardé de ce coin de pays. L’intérêt ? L’immense lagune aux eaux limpides, la lagune aux 7 couleurs, parce ce que paraît-il, on peut y distinguer 7 variations de bleues et de turquoises. Celle-ci a plus de 62km de long, mais son point central est à Bacalar.

Sebastian, notre guide lors de notre virée en catamaran, nous explique qu’on désigne cette étendue d’eau comme étant une lagune, mais en fait il n’existe pas de réel terme. Bien que ce soit de l’eau douce, ce n’est pas un lac, parce que l’eau ne provient pas des montagnes, mais des multiples Cenotes environnants. Ce n’est pas non plus une lagune à proprement parler, parce que son seul lien avec la mer en est un artificiel, creusé par les Mayas.

C’est vraiment un lieu impressionnant, encore plus lorsqu’on y navigue. La clarté de l’eau et toutes ces variations de couleurs selon la profondeur nous font croire qu’on est au beau milieu de la mer des Caraïbes. Et ce que j’ai adoré, il n’y a pas vraiment de poissons… hihi. Comme l’eau qui alimente la lagune provient des cenotes, elle contient beaucoup de minéraux et peu de poissons réussissent à s’y acclimater.

Je n’avais jamais été sur un aussi petit catamaran (pas de moteur, Nico a d’ailleurs dû ramer à un moment) et j’appréhendais le tout avec Léa, miss bouge partout, mais ce fût franchement agréable! De plus, nous étions en bonne compagnie avec la soeur et la cousine de Sebastian venues célébrer les fêtes de Noël avec lui. (Sebastian était en voie de devenir architecte à Mexico, mais a tout quitté pour vivre tranquille sur le bord de la lagune).

J’ai bien ris, parce que l’embarcation la plus populaire ici est le ponton… pas trop dépaysant.

En demandant à Sebastian pourquoi son bateau se nomme El Chicle on apprends que non loin de Bacalar, se trouve une des seules usines de gomme bio. En fait, le Yucatan est le berceau du Chewing-gum. Ici les Mayas utilisaient la résine d’un arbre appelé chicozapote, qu’ils faisaient sécher en bloc pour ensuite la découper en morceaux à mâcher. Cette chicle était à l’origine utilisée pour se nettoyer les dents. Commercialisé au États-Unis à la fin du 19e siècle, le Chewing-gum que l’on connaît devient complètement synthétique autour de 1950. Je rapporte quelques paquets de gomme à mâcher bio pour les intéressés.

Nous avons beaucoup apprécié passer Noël à Bacalar, dont le petit pueblo est fort sympathique et les gens y sont vraiment accueillants. Léa étant crevée de sa journée de navigation, nous n’avons pas pu prendre part aux festivités… dont la meilleure partie à mon avis aurait été la piñata.

J’espère que vous passez tous un merveilleux temps des fêtes!

Prochain arrêt Merida, la capitale du Yucatan.

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